Financement
des contrats de professionalisation
Le contrat de professionnalisation : Notice imprimable
- Site Ministère du Travail
Les grandes lignes
Selon l'AgefosPME, « Alors que 20 %
des jeunes sont actuellement au chômage, les entreprises
seront confrontées, dès 2006, à une
pénurie de qualifications ».
D'où l'intérêt pour les jeunes de
faire le choix de l'alternance et pourquoi pas, celui du
contrat de professionnalisation.
Les jeunes auraient donc le choix entre deux formules
d'alternance (à la place des contrats de qualification
jeune ou adulte, d'adaptation et d'orientation).
Ils signeraient soit un contrat d'apprentissage, soit
un contrat de professionnalisation, lequel permet également
l'obtention du double statut d'étudiant et de salarié.
Le contrat de professionnalisation vise à donner
une qualification au salarié pour lui permettre de
s'insérer ou de se réinsérer dans le
monde du travail. |
 |
Ce contrat a pour objet de compléter une formation
initiale ou d’obtenir une qualification afin de favoriser
l’insertion ou la réinsertion professionnelle. Le contrat
de professionnalisation pourra être conclu à compter
du 1er octobre 2004. Loi n°2004391 du 4 mai 2004
relative à la formation professionnelle et au dialogue social
Lettre ministérielle du 26 mars 2004 Lettre ministérielle
du 9 juin 2004 Lettre circulaire ACOSS n°2004109 du 29 juin
2004 Décret n° 2004968 du 13 septembre 2004
Qui peut bénéficier de ce dispositif
?
a) publics concernés :
- personnes de 16 à 25 ans révolus qui peuvent
par ce biais compléter leur formation initiale.
- demandeurs d'emploi âgés de 26 ans et plus
- salariés à faible qualification ou âgés
- femmes de retour d'un congé parental
- personnes invalides ou handicapée
- afin d'acquérir une qualification supplémentaire
pour favoriser l'insertion ou la réinsertion professionnelle
b) employeurs concernés :
- Tous les employeurs sont concernés par le contrat
de professionnalisation à l’exception de
- l’ Etat, des collectivités territoriales et
de leurs établissement public à caractère
administratif.
- Les entreprises de travail temporaire peuvent embaucher dans
le cadre de ce contrat.
- Sont également concernées les entreprises d’armement
maritime pour leur personnel navigants dans les conditions fixées
par un décret à paraître.
Durée et nature du contrat
- L’action de professionnalisation issue de ce contrat
peut être réalisée dans le cadre d’un
contrat à durée indéterminée (CDI)
ou dans le cadre d’un contrat à durée déterminée
(CDD).
- Dans ces deux hypothèses l’action de professionnalisation
est d’une durée minimale comprise entre 6 et 12
mois. Cette durée peut être allongée jusqu’à
24 mois notamment pour les personnes sorties du système
éducatif sans qualification professionnelle ou lorsque
la nature des qualifications visées l’exige.
- Le contrat de professionnalisation est obligatoirement établi
par écrit et doit être déposé à
la DDTEFP.
Rémunération minimale du salarié
Sauf dispositions conventionnelles ou contractuelles
plus favorables, les salariés de moins de 26 ans titulaires
du contrat de professionnalisation perçoivent pendant la
durée du CDD ou pendant la durée de l’action
de professionnalisation s’il s’agit d’un CDI un
salaire minimum calculé en fonction de leur âge et
de leur niveau de formation.
Ce salaire ne peut être inférieur à
:
- 55 % du Smic pour les bénéficiaires âgés
de moins de 21 ans,
- 65 % pour les bénéficiaires âgés
de moins de 21 ans titulaires d’un baccalauréat
professionnel ou d’un titre ou diplôme à
finalité professionnelle de même niveau,
- 70 % du Smic pour les bénéficiaires âgés
de 21 ans et plus,
- 80 % pour les bénéficiaires âgés
de 21 ans et plus titulaires d’un baccalauréat
professionnel ou d’un titre ou diplôme à
finalité professionnelle de même niveau.
- Les titulaires de contrat de professionnalisation âgés
d’au moins 26 ans perçoivent pendant la durée
du CDD ou pendant la durée de l’action de professionnalisation
s’il s’agit d’un CDI une rémunération
qui ne peut être inférieure ni au Smic ni à
85 % de la rémunération minimale prévue
par les dispositions de la convention ou de l’accord collectif
de branche dont relève l’entreprise.
La formation
- La formation sur votre temps de travail est dispensée
au choix par un organisme de formation, vous devez alors conclure
avec lui une convention de formation ou par votre entreprise,
si elle dispose d’un service de formation.
- La formation peut être éventuellement encadrée
par un tuteur. Cette personne est chargée d’accueillir,
d’informer et de guider le salarié en contrat de
professionnalisation pendant toute la durée du CDD ou
de l’action de professionnalisation débutant le
CDI, de veiller à son emploi du temps et d’assurer
la liaison avec l’organisme de formation préparant
à une qualification professionnelle reconnue
- La formation est comprise entre 15% ( 150 heures minimum)
et Un accord collectif peut prévoir de porter cette durée
minimale audelà du seuil de 25 %. prévue en CDI
ou en CDD. pour les jeunes sans qualification.
- pour certains bénéficiaires, notamment pour
les jeunes n'ayant pas achevé un second cycle de l'enseignement
secondaire et qui ne sont pas titulaires d'un diplôme
de l'enseignement technologique ou professionnel ;
- ou pour ceux qui visent certaines formations diplômantes.La
formation doit être dispensée par un organisme
de formation, ou éventuellement par l'entreprise ellemême,
mais à la condition expresse qu'elle dispose d'un service
adapté.
- pour certains bénéficiaires, notamment pour
les jeunes n'ayant pas achevé un second cycle de l'enseignement
secondaire et qui ne sont pas titulaires d'un diplôme
de l'enseignement technologique ou professionnel ;
- ou pour ceux qui visent certaines formations diplômantes.
La formation doit être dispensée par
un organisme de formation, ou éventuellement par l'entreprise
ellemême, mais à la condition expresse qu'elle dispose
d'un service adapté.
La période de formation appelée "action
de professionnalisation" consiste à fournir un enseignement
technique complété par des périodes de travail
en entreprise.
Sa durée minimale est comprise entre 6 et
12 mois. Elle peut être prolongée jusqu'à 24
mois pour les personnes sorties du système éducatif
sans qualification professionnelle reconnue, ou lorsque la nature
des qualifications l'exige. Ces bénéficiaires et la
nature de ces qualifications sont définis par convention
ou accord collectif.
Dans le cadre d'un CDI, l'action
de professionnalisation doit se situer au début du contrat.
Les enseignements technologiques, généraux
et professionnels, ainsi que les actions d'évaluation et
d'accompagnement, peuvent être dispensés par un organisme
de formation public ou privé, ou lorsqu'elle dispose d'un
service de formation, par l'entreprise ellemême.
Le temps consacré à l'enseignement
est compris dans la durée de travail du salarié. Un
tuteur peut être désigné par l'employeur pour
:
- accueillir, aider, informer et guider le salarié dans
l'entreprise,
- veiller au respect de son emploi du temps,
- organiser avec les salariés concernés l'activité
de ces personnes dans l'entreprise et de contribuer à
l'acquisition des savoirfaire professionnels,
- assurer la liaison avec l'organisme de formation,
- participer à l'évaluation du suivi de la formation.
Un tuteur ne peut exercer ses fonctions à
l'égard de plus de 3 salariés (ce seuil est limité
à 2 salariés si le tuteur est le dirigeant de l'entreprise).
Pour faciliter l'exercice de ses fonctions, il peut bénéficier
d'une formation.
Tutorat
L'employeur peut désigner un tuteur
Celui ci doit :
- avoir une expérience professionnelle d'au moins 2
ans
- en rapport avec l'objectif de professionnalisation visé
L'employeur peut aussi être le tuteur
S'il désigne un tuteur, ses missions peuvent
faire l'objet d'un financement par un organisme collecteur de la
formation professionnelle (rémunération, cotisations,
frais de transport, hébergement, ...)
Ce financement est plafonné à 230h
par mois, par bénéficiaire , sur uen durée
de 6 mois maximum
Avantages
Pour vous :
- Vous bénéficiez d’un accompagnement professionnel
complet, centré sur les besoins en compétences
de votre entreprise et de votre secteur d’activité.
- Un contrat de travail en alternance : vous êtes un
salarié de l’entreprise comme les autres et en
plus vous bénéficiez d’une formation pendant
vos heures de travail.
- Une formation qualifiante : Vous préparez une qualification
professionnelle recherchée sur le marché de l’emploi.
Pour votre employeur :
- Une exonération des cotisations patronales de Sécurité
Sociale si vous avez moins de 26 ans ou 45 ans et plus ;
- Une prise en charge par l’OPCA (l’Organisme Paritaire
Collecteur Agrée) des actions de formation, d’évaluation
et d’accompagnement ;
- Un financement par l’OPCA des frais liés au
tutorat ;
- Une procédure administrative simplifiée.
Exonération des cotisations sociales patronales
d'assurance maladiematernité, vieillesse de base, invaliditédécès,
allocations familiales et d'accidents du travail au titre des rémunérations
versées :
- aux jeunes de moins de 26 ans,
- aux demandeurs d'emploi de plus de 45 ans
Limite :
l'exonération porte sur la partie de la rémunération
n'excédant pas le SMIC.
Durée :
- en cas de CDD : jusqu'à son terme
- en cas de CDI : jusqu'au terme de l'action de professionnalisation
Cumul :
cette mesure ne peut être cumulée avec
une autre exonération partielle ou totale de cotisations
sociales.
Les salariés en contrat de professionnalisation
ne sont pas comptabilisés dans l'effectif de l'entreprise
pendant la durée du contrat s'il est à durée
déterminée ou pendant l'action de professionnalisation
si le contrat est à durée indéterminée.
Remboursement des dépenses de formation à
hauteur de 9,15 euros par heure.
Remboursement des dépenses de formation du
tuteur à hauteur de 15 € par heure et dans la limite
de 40 heures.
Précision :
Les groupements d'employeurs qui organisent dans
le cadre des contrats de professionnalisation, des parcours d'insertion
et de qualification au profit des jeunes âgés entre 16
et 25 ans sortis du système éducatif sans qualification
ou rencontrant des difficultés particulières d'accès
à l'emploi, ou des demandeurs d'emploi de plus de 45 ans, peuvent
sous certaines conditions bénéficier d'une aide forfaitaire
de l'Etat dont le montant sera fixé par arrêté
non paru à ce jour.
Comment déterminer le nombre d’heures
rémunérées ?
En cas de suspension du contrat de travail avec
maintien total ou partiel de la rémunération mensuelle
brute du salarié.
Le nombre d’heures rémunérées
pris en compte pour le calcul de l’exonération est
égal au produit de la durée de travail que le salarié
aurait effectué s’il avait continué son contrat
et du pourcentage de la rémunération demeuré
à la charge de l’employeur et soumis à cotisations.
Le nombre d’heures ainsi déterminé ne peut excéder,
au titre du mois civil considéré, la durée
légale du travail calculée sur le mois ou la durée
conventionnelle applicable dans l’établissement si
elle est inférieure.
Pour les salariés dont la rémunération
ne peut être déterminée au cours du mois en
fonction du nombre d’heures de travail rémunérées.
Le nombre d’heures rémunérées
pris en compte pour le calcul de l’exonération est
déterminé conformément aux dispositions de
l’article D 2418 du code de la Sécurité sociale.
Le nombre d’heures rémunérées
au cours du mois est obtenu par l’une des formules suivantes
:
- Salariés en forfait jours sur l'année 151,67
h x nombre de jours travaillés prévu au forfait
217 jours *
- Salariés en forfait heures sur l'année Nombre
d'heures travaillées prévu au forfait x 52/12
* 218 jours à compter du 1er
janvier 2005
Dans ces deux cas, en cas de période d’emploi
ne couvrant qu’une partie du mois civil (embauche/départ),
le nombre d’heures reconstitué est réduit par
:
- nombre de jours calendaires correspondant à la période
d'emploi
- 30 jours
Autre cas
Pour les autres salariés non rémunérés
selon un nombre d’heure de travail (salariés rémunérés
à la tâche, au rendement…), et les salariés
relevant du régime spécial des marins, des modalités
particulières s’appliquent.
Un décret à paraître précisera
:
- les conditions dans lesquelles le bénéfice
de l’exonération peut être retiré
lorsque l’employeur ne respecte pas les obligations mises
à sa charge dans le cadre du contrat de professionnalisation.
- L’exonération porte sur les cotisations afférentes
aux rémunérations dues jusqu’à la
fin du contrat quand il s’agit d’un CDD, ou jusqu’à
la fin de l’action de professionnalisation quand il s’agit
d’un CDI.
Schématiquement :
Bénéficiaires % duSMIC Au moins titulairesd’une
qualification,d'un titre ou diplôme professionnel deniveau
bac pro
| Bénéficiaires |
% du SMIC |
Au moins
titulaires d’une qualification d'un titre ou
diplôme professionnel de niveau bac pro
|
| de
21 ans |
55
% |
65
% |
|
21 à – de 26 ans |
70
% |
80
% |
| 26
ans et + |
85%
du minimum conventionnel mais au minimum 100% du SMIC |
Comment procéder ?
Les objectifs, le programme et les modalités
d'organisation, d'évaluation et de sanction de la formation
sont présentés dans un document annexé au contrat
de professionnalisation.
Le cas échéant, une convention doit
être signée entre l'entreprise et l'organisme de formation
ou l'établissement d'enseignement pour préciser les
actions d'accompagnement et les enseignements à dispenser.
L'employeur doit adresser le contrat de professionnalisation
dans les 5 jours suivant le début du contrat à l'organisme
paritaire collecteur agréé au titre de l'alternance.
Celuici émet un avis et décide de la prise en charge
des frais de formation. Il transmet dans le délai d'un mois
à compter de sa réception, le
contrat de professionnalisation, son avis et sa décision
de financement à la Direction départementale du travail,
de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP).
Cette dernière notifie sa décision
à l'employeur et à l'organisme paritaire collecteur
agréé. En l'absence de réponse de l'administration
dans le délai d'un mois à compter du dépôt
du contrat de professionnalisation à la DDTEFP, le contrat
est réputé enregistré.
Déditformation :
Les clauses de déditformation prévoyant
le remboursement à l'employeur des dépenses de formation
en cas de départ du salarié sont nulles (c. trav.
art. L. 9817 modifié).
Durée du travail :
La durée du travail du salarié, temps
de formation compris, ne peut pas excéder la durée
hebdomadaire de travail pratiquée dans l'entreprise ni 10
h par jour. Le salarié doit bénéficier de la
législation relative au repos hebdomadaire (c. trav. art.
L. 9817 modifié).
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