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Financement D.I.F. -
Droit Individuel à la Formation
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Jusqu’à présent, la formation continue
n’était pas contingentée.
Certains en profitaient plus que d’autres.
Pourtant, tout le monde est concerné, quel que soit
son statut.
30 % des salariés partent chaque année en
formation, principalement les plus diplômés
et les plus jeunes sont deux fois plus nombreux à
recevoir une formation que les plus âgés.
Les moins bien lotis se retrouvent parmi les personnes non
diplômées, les ouvriers et les salariés
des PME. Face à ces constats d’inégalités
la loi sur la formation professionnelle, adoptée
officiellement le 7 avril 2004, avec le droit individuel
à la formation (DIF) est censé mettre bon
ordre dans ses disparités.
Elle permettra de favoriser le développement des
compétences tout au long de la vie.
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Les grandes lignes
Un droit individuel à la formation
Un droit individuel à la formation est reconnu aux salariés
depuis la publication au Journal officiel mercredi 5 mai 2004
de la loi sur "la formation professionnelle tout au long
de la vie et au dialogue social".
Le principe de co-responsabilité
Ce nouveau droit est mis en œuvre à l’initiative
du salarié, s'il revient au salarié de prendre l'initiative
d'utiliser son DIF il doit en revanche obtenir l'accord de son
employeur sur le choix de la formation Ce droit vient en plus
des plans de formation existants dans toutes les entreprises.
Le DIF est de 20 h par an (à proratiser pour les salariés
à temps partiel).
Les droits acquis peuvent être cumulés sur plus
de six ans (quel que soit le nombre d'années pour les salariés
à temps partiel), dans une limite absolue de 120 h. En
principe, hors temps de travail. Les actions de formation liées
au DIF se déroulent, en principe, en dehors du temps de
travail. L'employeur doit verser au salarié une allocation
de formation (c. trav. art. L. 933-4 nouveau).
Montant de l'allocation de formation :
50% de la rémunération nette de référence
du salarié.
Cette allocation sera exonérée de cotisations
Un décret devra déterminer les règles de
calcul du salaire horaire de référence.
L'employeur devrait via un nouveau système prendre en
charge une partie des frais liés à la formation.
Mise en place d'un « titre-formation » sur le modèle
du ticket restaurant. Des décrets devront venir préciser
tout cela. Si un accord de branche ou d'entreprise prévoit
la formation sur le temps de travail, la rémunération
du salarié sera maintenue.
Les questions les plus demandées
:
S'il y a licemciement,
l’employeur doit informer le salarié par lettre
les droits en matière DIF, et la possibilité de
demander pendant le préavis à
bénéficier d'une formation (L6323-19 CT).
Pour un salarié qui est licencié, il doit
faire connaître son envie d’utiliser son DIF avant
la fin du préavis, la formation peut s’engager après
cette date.
La mise en œuvre du DIF lors d’un licenciement
ne nécessite pas un accord formalisé entre l'employeur
et le salarié sur la nature de l'action de formation,
les montants prévus sont dus dès lors que le salarié
a déposé sa demande de formation avant
la fin du délai-congé ». L’utilisation
du DIF est de droit à partir du moment où la demande
a été faite avant la fin du préavis, quelque
soit l’avis de l’employeur sur la demande.
Financement du DIF par l’employeur en cas de demande réalisée
au cours du préavis suivant un licenciement
En cas de rupture du contrat de travail (sauf si faute lourde)
il ya ouverture de droit à une prise en charge par le régime
d'assurance chômage des heures de DIF non utilisées
sont converties en numéraire, au montant forfaitaire de
9,15 euros de l'heure pour financer une action de formation.
À défaut d'une demande exprimée par le salarié,
la somme n'est pas due par l'employeur. Lorsque l'action est réalisée
pendant l'exercice du préavis, elle se déroule pendant
le temps de travail. (Art. L 6323-17 CT). Les heures ainsi réalisées
sur temps de travail pendant le préavis sont payées
au taux normal.
Sil y a licenciement pour faute lourde, le DIF est perdu.
Démission
Le salarié démissionnaire peut déposer sa
demande de DIF, sous réserve que l’action de formation
commencera avant la fin de son délai congé (L 6323-17
CT). L’employeur pourra refuser la demande de DIF.
Portabilité du DIF
La loi du 24 novembre 2004 organise la portabilité du
DIF lorsque celui-ci n’a pas été valorisé
pendant le préavis.
1ère possibilité
: Le salarié fait valoir son DIF chez un nouvel employeur
(dans un délai de deux ans):
Si le salarié en fait la demande auprès de son
nouvel employeur, au cours des deux années suivant son
embauche, la somme (nombre d’heures de DIF acquises en fin
de contrat précédent x 9,15€) permet de financer
:
- soit, après accord de l’employeur, tout ou partie
d'une formation,
- soit, sans l’accord de l’employeur, tout ou partie
de formation relevant des priorités » définies
par la branche professionnelle
Si le salarié et l’employeur sont en désaccord,
l’action se déroule hors temps de travail et l’allocation
de formation n'est pas due par l’employeur.
L'Opca dont relève le nouvel employeur assure le paiement
des actions engagées au titre du DIF portable en l'imputant
sur la section « professionnalisation ».
2ème possibilité
: le salarié n’a pas retrouvé d’emploi,
il est pris en charge par Pôle Emploi
Lorsque le demandeur d’emploi en fait la demande, la somme
permet de financer tout ou partie d’une action de formation.
La mobilisation de la somme a lieu par le régime d’assurance
chômage. Elle se fait après avis de son Conseiller
en formation.
Le paiement de la somme est assuré par l’organisme
collecteur paritaire agréé dont relève la
dernière entreprise dans laquelle il a acquis des droits.
Les Bénéficiaires
Les contrats concernés par le DIF
- Salariés sous CDI ayant au moins un an d'ancienneté.
- Les salariés en CDD peuvent profiter des DIF prorata
temporis s'ils justifient de 4 mois d’ancienneté,
consécutifs ou non, dans la même entreprise sur les
12 derniers mois. (durée du contrat en semaines x 20/52).
- Les salariés sous contrat d'apprentissage ou sous contrat
de formation en alternance (qualification, orientation, adaptation
et futur contrat de professionnalisation) sont exclus du DIF.
- Pour le salarié à temps partiel, le nombre d'heures
de formation acquis au titre du DIF est calculé au prorata
du temps de travail, (nombres d’heures contractuelles x
20/1600) et il peut capitaliser jusqu'à 120 heures, sans
limite de temps. Ces heures sont à sa disposition pour
suivre des stages de promotion, d'acquisition de connaissances,
ou dans l'objectif d'obtenir une certification ou un diplôme.
Les formations suivies dans le cadre du DIF
- Les actions considérées comme prioritaires dans
le cadre d’un accord de branche ou d’entreprise.
- À défaut d’un tel accord, les actions de
formation éligibles sont les suivantes :
- Actions de promotion ou d’acquisition, d’entretien
ou de perfectionnement des connaissances (article L.900-2 du Code
du travail),
- Actions de qualification (article L.900-3du Code du travail)
Financement du DIF
- Pour l’employeur le montant de l’allocation de
formation et des frais de formation sont à la charge de
l’employeur mais sont imputables sur la participation au
développement de la formation professionnelle continue
de l’entreprise au titre du « 0,5% ». L’allocation
de formation n’est pas soumise aux charges sociales.
- Pour le salarié : une allocation de formation versée
est égale à 50 % de la rémunération
nette de référence du salarié. N'étant
pas considérée comme une rémunération,
elle est donc exonérée de l'ensemble des cotisations
salariales et patronales. Elle est à la charge de l'employeur
et est imputable sur la participation formation continue.
Cout du DIF
Salarié en CDI effectuant une formation DIF, acceptée
par l’employeur
A/ Coûts salariaux :
formation DIF réalisée hors temps de
travail :
versement d'une ALLOCATION FORMATION à hauteur de 50 %
du salaire net.
Mode de calcul de l’allocation formation :
Pour les salariés dont la durée du travail
est fixée sur une base horaire :
Total des rémunérations nettes versées
au salarié par son entreprise au cours des 12 derniers
mois précédant le début de la formation
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Nombre total d’heures rémunérées au
cours de ces 12 derniers mois
Pour les salariés dont la durée du travail
est fixée par une convention de forfait en jours :
Rémunération nette annuelle
--------------------------------------------------------------------------------------------
(151,67 h. * Nbre de jours de la convention individuelle de forfait
* 12mois)/ 217 jours
Si le DIF est réalisé sur le temps
de travail : maintien intégral du salaire.
B/ Frais de formation :
Les frais de formation correspondant aux droits ouverts au titre
du DIF sont à la charge de l’employeur.
Ils sont imputables sur la participation à la formation
professionnelle continue.(Art. L 6323-16 CT).
Si l’action s’inscrit dans les priorités
définies par l’accord de branche (ou interprofessionnel),
le DIF peut être pris en charge en tout ou partie
par l’OPCA. Les dépenses non prises en charge
par l’OPCA sont à la charge de l’entreprise.
Il appartient à l’employeur de faire la demande de
prise en charge.
L’OPCA prend en charge le coût du DIF, hors allocation
de formation, sur la collecte du 0,5% (entreprises de plus de
10 salariés) ou du 0,15%. L’allocation de formation
peut être prise en charge sur la collecte du 0,9% (entreprises
de plus de 10 salariés) ou du 0,4%.( Art L 6331-19 CT.).
Modalités d’utilisation
- La mise en oeuvre du DIF relève de l'initiative du salarié,
en accord avec son employeur (c. trav. art. L. 933-3 nouveau).
Le choix de l'action de formation envisagée doit être
arrêté par accord écrit.
- Si c'est le salarié qui demande à bénéficier
de son DIF, l'employeur a un mois pour notifier sa réponse.
L'absence de réponse vaut acceptation de la demande.
- Au moins une fois par an, chaque salarié doit être
informé par écrit du nombre d'heures acquis au titre
du DIF (c. trav. art. L. 933-2 nouveau). Il peut s'agir d'un document
à part, mais on peut aussi imaginer un suivi sur le bulletin
de paye.
- Si le salarié et l'entreprise sont en désaccord
sur le choix de l'action de formation durant 2 exercices civils
consécutifs, le FONGECIF dont relève l'entreprise
assure par priorité la prise en charge financière
de la formation demandée par le salarié dans le
cadre du CIF. Si le salarié obtient la prise en charge
de son CIF, l'entreprise doit verser à cet organisme le
montant de l'allocation de formation correspondant aux droits
acquis par l'intéressé au titre du DIF et les frais
de formation calculés sur la base forfaitaire applicable
aux contrats de professionnalisation (c. trav. art. L. 933-5 nouveau).
Statut du salarié pendant l’action de formation
- La formation liée au DIF se déroule, en principe,
hors temps de travail. L'employeur verse alors au salarié
une allocation de formation. Le salarié reste couvert pendant
la formation au titre des accidents du travail et maladies professionnelles.
- L'allocation de formation versée est égale à
50 % de la rémunération nette de référence
du salarié. N'étant pas considérée
comme une rémunération, elle est donc exonérée
de l'ensemble des cotisations salariales et patronales. Elle est
à la charge de l'employeur et est imputable sur la participation
formation continue.
- En partie pendant le temps de travail, sur dérogation.
- Une convention ou un accord collectif de branche ou d'entreprise
peut prévoir que le droit individuel à la formation
s'exerce en partie pendant le temps de travail (c. trav. art.
L. 933-3 nouveau). Les heures consacrées à la formation
pendant le temps de travail ouvrent droit au maintien de la rémunération
(c. trav. art. L. 933-4 nouveau). Elles sont intégralement
considérées comme du temps de travail effectif.
En cas de départ du salarie :
- Démission
Le salarié peut demander à bénéficier
de son DIF s'il commence la formation avant la fin de son préavis.
Le temps de son préavis peut aussi être utilisé
comme temps de formation.
- Départ en retraite
Le salarié qui part à la retraite perd ses droits
au DIF.
- Licenciement
Les droits du salarié au DIF sont transférables
sur la demande du salarié (c. trav. art. L. 933-6 nouveau)
(sauf faute grave ou lourde). Cette demande doit être
exprimée avant la fin du préavis. L'employeur
doit quand à lui signifier dans la lettre de licenciement,
le solde des droits au DIF du salarié et surtout la possibilité
de bénéficier de ses droits pour action d'amélioration
de compétences ou un bilan de compétence.
- Si le salarié ne faisait aucune demande avant la fin
de son préavis, l'employeur n'a rien à verser. L'employeur
doit indiquer dans la lettre de notification du licenciement adressée
au salarié ses droits en matière de DIF, dont notamment
la possibilité de demander pendant le préavis à
bénéficier d'une action de bilan de compétences,
de validation des acquis de l'expérience ou de formation.
- Les types de formation éligibles au DIF sont définies
par des accords de branche ou d’entreprise. A défaut,
seront éligibles les actions de promotion ou d’acquisition,
d’entretien ou de perfectionnement des connaissances.
Démarche pour demander son DIF
Les règles à respecter :
1 - Le DIF est mis en oeuvre à l’initiative du
salarié, en accord avec son employeur, pour les salariés
en CDI (L 6323-9 CT) comme pour ceux en CDD (L 6322-37 CT).
2 - L’accord du salarié et de son employeur doit
être formalisé par écrit.
3 - L’employeur à un mois pour notifier sa réponse.
L’absence de réponse de l’employeur vaut
acceptation du choix de l’action de formation (L 6323-10
CT) (L6323-11 CT)
4 - Lorsque, durant deux exercices civils consécutifs,
le salarié et l’entreprise ne s’entendent
pas sur le choix de l’action de formation au titre du
DIF, le salarié peut demander à bénéficier
d’un Congé Individuel de Formation. Sa demande
sera alors examinée prioritairement par l’OPACIF
ou le FONGECIF (Art. L 6323-12 C.T.).
5 - Le DIF est mis en œuvre hors temps de travail, sauf
en cas de disposition particulière prévue par
un accord collectif (L 6323-10 CT) (L 6323-11 CT).
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